Un article de Morgane Bourgeois
À l’occasion des 10 ans de la Région Nouvelle-Aquitaine, le sport s’affirme comme l’un des leviers majeurs de cohésion, d’attractivité et de développement des territoires. Derrière les performances des sportives, des sportifs et des clubs qui font rayonner la région, un travail de fond est mené pour accompagner la pratique à tous les niveaux.
Rencontre avec Philippe Lafrique, vice-président de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge des sports et de la vie associative.
« Le sport porte des valeurs fortes »
Quelle place le sport occupe-t-il dans le projet régional ?
Le sport occupe une place essentielle. Lorsque nous avons actualisé notre règlement d’intervention, nous avons souhaité aller au-delà de la seule dimension sportive.
Le premier pilier est désormais consacré aux activités physiques et sportives comme réponse aux enjeux de santé et de société. Pour moi, préserver le sport est une priorité, parce qu’il porte des valeurs fortes. Comme je le dis souvent : « Ces enjeux de santé et de société sont primordiaux. »
Une politique sportive construite à l’échelle de la grande région
Comment cette politique sportive s’est-elle construite depuis la création de la Région Nouvelle-Aquitaine ?
Après la fusion de 2016, il a fallu harmoniser les politiques des trois anciennes régions. À mon arrivée en 2021, nous avons repris le règlement d’intervention afin de l’actualiser.
Aujourd’hui, notre politique repose sur quatre grands piliers :
- le sport au service de la santé et de la société ;
- le sport comme facteur de cohésion et d’attractivité des territoires ;
- l’accompagnement du sport de haut niveau ;
- le soutien aux ligues, aux comités et aux têtes de réseaux régionales.
Accompagner les sportives, les sportifs et les structures de haut niveau
Comment la Région accompagne-t-elle concrètement le sport de haut niveau ?
Notre accompagnement repose sur plusieurs dispositifs complémentaires. Nous soutenons la Team Olympique et Paralympique afin d’accompagner les sportifs dans leur préparation, ainsi que la Team Nouvelle-Aquitaine, destinée aux sportifs de haut niveau.
Nous accompagnons également les structures d’accès au haut niveau, comme les CREPS — qui sont des propriétés de la Région — ainsi que d’autres structures labellisées.
Enfin, nous soutenons les clubs amateurs évoluant au plus haut niveau national et les centres de formation des clubs professionnels.
Et concernant les clubs professionnels ?
Nous intervenons principalement sur deux volets : le fonctionnement des centres de formation et l’investissement.
La Région peut, par exemple, participer au financement d’un centre de formation ou accompagner des projets d’extension d’équipements sportifs. Nous réalisons également des achats de prestations, notamment des places ensuite redistribuées à des associations ou à des clubs du territoire.
Les centres de formation, un enjeu essentiel pour l’avenir
Pourquoi les centres de formation représentent-ils un enjeu majeur pour la Région ?
Il existe parfois une idée reçue selon laquelle les collectivités financeraient directement les équipes professionnelles. Ce n’est pas le cas.
La loi nous permet d’accompagner les centres de formation et certaines missions d’intérêt général. Il s’agit d’un choix stratégique, car ces centres irriguent l’ensemble de notre territoire.
Tous les jeunes ne deviendront pas professionnels, mais ils poursuivront ensuite leur parcours dans les clubs amateurs ou de haut niveau de Nouvelle-Aquitaine. Si nous ne soutenons pas cette filière, nous risquons de voir partir nos jeunes talents.
Une vigilance particulière en faveur du sport féminin
La Région porte-t-elle une attention particulière au sport féminin ?
Notre règlement d’intervention ne distingue pas les disciplines féminines des disciplines masculines. En revanche, au moment de l’attribution des aides, nous sommes particulièrement vigilants.
Dans un contexte budgétaire difficile, nous faisons en sorte que les ajustements éventuels affectent le moins possible les structures à dominante féminine.
Le sport, un moteur de rayonnement pour le territoire
Au-delà des aides financières, comment la Région participe-t-elle au développement du sport ?
Le sport est une compétence partagée. Cela signifie que d’autres directions de la Région peuvent également accompagner des projets sportifs.
Le développement économique, la vie associative ou encore la communication interviennent régulièrement. Nous soutenons aussi de grands événements organisés en Nouvelle-Aquitaine. Ils contribuent au rayonnement du territoire et permettent de mettre le sport en valeur auprès du grand public.
Préserver les dispositifs malgré les contraintes budgétaires
Les contraintes budgétaires actuelles modifient-elles vos ambitions ?
Les budgets sont effectivement de plus en plus contraints, comme pour l’ensemble des collectivités. Notre priorité est donc de préserver au maximum les dispositifs existants.
Nous faisons tout pour maintenir notre soutien au sport, notamment au sport féminin, aux centres de formation et aux structures qui le font vivre au quotidien.
Le sport représente bien plus qu’une pratique ou une compétition : il joue un rôle essentiel dans la cohésion sociale, la santé et la vie de nos territoires. C’est cette ambition que nous souhaitons continuer à défendre.
La Région Nouvelle-Aquitaine, partenaire des Lionnes de Bordeaux
Par son engagement en faveur du sport de haut niveau, de la formation et du développement de la pratique féminine, la Région Nouvelle-Aquitaine accompagne les structures qui participent au dynamisme et au rayonnement de son territoire.
Les Lionnes de Bordeaux remercient la Région Nouvelle-Aquitaine pour son soutien et pour son engagement durable aux côtés du sport féminin.